Sommeil : non aux mauvaises habitudes

Un petit enfant qui réveille ses parents plusieurs fois dans la nuit ou refuse de se coucher le soir n’est pas spécialement un mauvais dormeur. Il est plutôt victime de mauvaises habitudes ou de l’absence de limites fermes posées par ses parents. Nos conseils.

Un petit enfant qui réveille ses parents plusieurs fois dans la nuit ou refuse de se coucher le soir n’est pas spécialement un mauvais dormeur. Il est plutôt victime de mauvaises habitudes ou de l’absence de limites fermes posées par ses parents. Nos conseils.

  • Aux grands maux, les grands remèdes : il faut parfois tout reprendre depuis le début. Et notamment apprendre à votre tout-petit qu’il peut s’endormir – et donc se rendormir pendant la nuit – seul, sans vos bras ou ailleurs que devant la télé. Ensuite, en lui faisant comprendre qu’à la maison papa et maman sont les seuls à décider. Bien sûr, cette entreprise de « rééducation » doit s’accompagner de beaucoup de tendresse et d’explications…

5-10-20, le tiercé gagnant

  • Concrètement, comment redresser le tir ? Certains spécialistes recommandent la technique de l’apprentissage progressif… décriée par d’autres.
  • Si votre enfant pleure après le rituel parce qu’il ne veut pas dormir ou pendant la nuit parce qu’il n’arrive pas à se rendormir, laissez-le pleurer 5 minutes (montre en main !) sans intervenir. Puis allez dans sa chambre, dites-lui doucement qu’il doit dormir et sortez à nouveau. Ne le touchez pas, ne lui faites pas de câlin, ne lui donnez pas à boire, juste des mots et votre présence. S’il continue à pleurer, attendez cette fois 10 minutes avant de retourner le voir. Après avoir rassuré votre tout-petit, ressortez de sa chambre. Cette fois, vous n’y retournerez qu’au bout de 20 minutes. Si les pleurs continuent encore, respectez ce temps d’attente de 20 minutes entre chaque visite.
  • En appliquant ce traitement, le problème peut être réglé en quatre ou cinq nuits. Mais si vous ne vous sentez pas à l’aise, autant ne pas insister.

Pas de sirop !

  • Epuisés par des nuits sans sommeil, certains parents peuvent être tentés de donner à leur dormeur récalcitrant un « sirop pour dormir », le temps de récupérer. Derrière cette appellation en apparence rassurante se cache en fait un vrai somnifère aux multiples inconvénients. Le sommeil provoqué par ce médicament hypnotique est, en effet, de mauvaise qualité : il y a une nette diminution du sommeil lent profond et du sommeil paradoxal au profit d’un sommeil très léger, peu réparateur tant sur le plan physique que psychique. De plus, il empêche votre enfant d’organiser son sommeil selon des cycles harmonieux. A terme, le remède est donc pire que le mal.

Isabelle Gravillon

© Enfant Magazine

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