Et s'il était surdoué ?

Votre enfant s’intéresse à beaucoup de sujets, pose des questions… Mais dès qu’il est en groupe, ces qualités s’effacent et, souvent, il s’isole.L’examen complet comprend deux parties :

Votre enfant s’intéresse à beaucoup de sujets, pose des questions… Mais dès qu’il est en groupe, ces qualités s’effacent et, souvent, il s’isole.

Surdoués, doués, précoces… autant de mots pour qualifier ces enfants qui totalisent un quotient intellectuel (QI) d’au moins 125, sans être pour autant de bons ou de très bons écoliers. Explications.

Qui est l’enfant surdoué ?

  • C‘est un enfant qui a un esprit particulièrement rapide, une originalité de pensée, une créativité et une audace intellectuelle qui ne caractérisent pas ses camarades.
  • On estime qu’un enfant est surdoué à partir d’un QI de 125. Ce qui concernerait 5 % des élèves. 2,3 % auraient un QI de 130 et 2 pour mille atteindraient 140*.

Quels signes doivent vous alerter ?

  • Quand il s’agit de l’aîné, c’est un enfant que les parents trouvent généralement facile à élever.
  • L’enfant surdoué a parlé vite et bien, a été propre assez tôt. De nombreux sujets l’intéressent, il pose des questions et a de l’humour. Toutes ces qualités disparaissent lorsqu’il est en groupe. Il les dissimule pour essayer de ressembler aux autres. On voit des petits qui savent lire, mais la maîtresse l’ignore parce qu’ils ne l’ont jamais montré !
  • A l’école, il est silencieux et isolé.
  • Les enseignants évoquent parfois un comportement agité. Mais il peut aussi être endormi, rêveur et ne rien écouter en classe.

Quelle démarche suivre pour être fixé ?

  • Faites passer un test à votre enfant : adressez-vous à un psychologue ayant la pratique de ces tests d’évaluation. S’ils sont parfois critiqués, sachez qu’on n’a encore rien trouvé de mieux pour identifier un enfant doué.
  • Préparez-le aux entretiens avec le psychologue. Expliquez-lui qu’il va rencontrer un spécialiste, qui lui posera des questions et lui fera faire des jeux. Ne lui parlez pas d’examen ! Il risquerait de se bloquer.

Que faire à l’issue du test ?

  • Evitez de donner le résultat obtenu à votre enfant. Cela ne lui sera d’aucune utilité.
  • Soutenez-le et rassurez-le. Selon une étude de la Sofres commandée par Fractales, association regroupant 600 familles d’enfants surdoués, il ressort que 81 % d’entre eux ont connu des phases difficiles.
  • Expliquez-lui que les autres enfants ne sont pas tous comme lui : il saura ainsi mieux gérer ses relations. C’est d’autant plus important qu’il est souvent très sensible. Parlez avec la maîtresse de la possibilité de lui faire sauter une classe ou deux. Alimenter la curiosité intellectuelle de votre enfant est primordial.

Maria Poblete avec Arielle Adda, psychologue, spécialiste des enfants doués.

© Enfant Magazine

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