Etudes à l’étranger : l’indispensable pratique de la langue avant le départ

Suivre chaque jour plusieurs heures de cours dans une langue étrangère ne s’improvise pas. Quelques pistes pour mieux se préparer.

Pour se mettre à niveau en langue, les candidats à Erasmus peuvent bébéficier d’un soutien linguistique.

Les candidats au programme Erasmus+ doivent obligatoirement passer un test de niveau « Online Linguistic Support » (OLS), en anglais, allemand, espagnol, italien ou néerlandais. Ce questionnaire d’une cinquantaine de minutes est élaboré par le programme de mobilité. Il comprend 70 questions de grammaire, vocabulaire, compréhension écrite et orale. Les établissements d’origine peuvent ainsi identifier les candidats ayant besoin d’un soutien linguistique avant et/ou pendant leur période de mobilité. Ce soutien linguistique est gratuit. Il prend notamment la forme de classes virtuelles (webcam indispensable) composées de six participants maximum et d’un tuteur dans la langue choisie.

Dans les établissements, les centres de langues et les associations rivalisent d’ingéniosité pour inciter les étudiants à suivre une préparation linguistique avant de hisser les voiles. A l’université de Bourgogne, l’association étudiante ESN InsiDijon a mis en place le BuddySystem (le système du binôme), ainsi dénommé car les candidats à la mobilité peuvent rencontrer et discuter avec des étudiants étrangers. Le concept leur permet de perfectionner leur expression orale tout en se familiarisant avec le mode de vie et la culture d’un pays. Il est proposé sous le nom de « tandem linguistique » dans de nombreux établissements comme l’Ecole normale supérieure de Paris ou les universités de Toulon, Reims, Strasbourg et Pau.

Certaines universités, à l’instar de celle de Poitiers, proposent des ­programmes ouvrant droit à des crédits généralement intitulés « Préparation à la mobilité internationale ». D’autres dispensent des remises à ­niveau au mois de mai ou juin. C’est notamment le cas à ­Nantes, où l’on peut suivre une ­formation ­estivale d’une durée de quinze heures en anglais, italien, portugais ou finnois. A Nantes toujours, l’association Autour du monde organise ­chaque semaine des Cafés polyglottes franco-portugais ou encore ­franco-slaves.

  • Martin Rhodes
    Journaliste au Monde

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