Cauchemars, terreurs nocturnes : il se réveille la nuit

Il hurle, il est en sueur et se glisse dans votre lit… Votre petit dormeur a toujours une bonne raison pour vous réveiller. Vilain cauchemar, terreur nocturne… comment réagir ? Les conseils de Hélène Brunschwig, psychanalyste, pour vous aider à retrouver le sommeil.« Pauline est sujette aux terreurs nocturnes.Maxime, papa de Pauline, 3 ans.Ronflements, grincements de dents… les petits bruits qui émaillent ses nuits Vous souhaitez partager votre expérience et vos questions ? Rendez-vous sur notre

Il hurle, il est en sueur et se glisse dans votre lit… Votre petit dormeur a toujours une bonne raison pour vous réveiller. Vilain cauchemar, terreur nocturne… comment réagir ? Les conseils de Hélène Brunschwig, psychanalyste, pour vous aider à retrouver le sommeil.

Le problème

  • Quand votre enfant ne dort pas bien, c’est toute la vie de famille qui est chamboulée.

Qui ça perturbe ?

  • Votre enfant. Il ne semble jamais assez rassuré.
  • Vous. Vous appréhendez les nuits avant même qu’il se réveille et vous manquez de sommeil.

Il se réveille la nuit car il fait un cauchemar

Ses nuits sont peuplées d’ogres, de loups, d’animaux agressifs… Votre enfant a peur d’être dévoré. Pour lui, tous ces monstres sont réels et terrifiants.

  • Ce qu’il faut faire. Commencez par le consoler, puis laissez-le raconter son cauchemar s’il s’en souvient. Parlez-lui doucement en lui rappelant que les monstres n’existent pas. Le lendemain, revenez sur ses peurs, faites-les lui dessiner.
  • Lisez ensemble Le Petit Poucet ou Le Petit Chaperon rouge. Ces contes sont terribles ? Ils permettent de mettre des mots sur la peur, de la canaliser. Mais choisissez des versions qui finissent bien, évidemment ! Dites-vous aussi que le cauchemar est naturel, qu’il permet d’exorciser des angoisses (nouvelle nounou, premières journées à l’école…).
  • Ce qu’il faut lui dire. « Tu peux appeler ton papa dans ton cauchemar, il viendra tuer le monstre ! », « C’est bien, tu as dessiné le monstre… on l’enferme dans le tiroir, bien fait pour lui ! »

Il se réveille la nuit car il a une terreur nocturne

Le plus souvent dans la première partie de la nuit, il est en sueur, paniqué, se met à hurler. Vous avez beau le rassurer, il ne semble pas vous entendre. La terreur nocturne est un « raté » du sommeil lent profond… c’est impressionnant, mais pas dangereux.

  • Ce qu’il faut faire. Ne le réveillez pas, il serait en pleine confusion. Attendez que l’épisode passe, veillez seulement à ce qu’il ne tombe pas de son petit lit. Inutile d’en parler le lendemain. Il ne se souviendra de rien ! Par contre, essayez de cerner ce qui peut inquiéter votre enfant : a-t-il bien vécu le changement de nounou ? L’arrivée d’un bébé ? Y a-t-il eu un deuil dans votre famille ? Si les terreurs nocturnes ne passent pas, consultez.

Il se réveille la nuit car il veut vous voir

Trop chaud, un peu soif, un gros rhume, peur du cauchemar… Les raisons sont physiologiques ou psychologiques : vers 3 ans, approchant du conflit œdipien, il peut avoir envie de se glisser entre vous, il a tellement peur d’être exclu ! Vers 2 ans, il s’agit davantage d’un immense besoin d’être rassuré.

  • Ce qu’il faut faire. Quels que soient la raison et l’âge, ce n’est pas un caprice ! Une petite veilleuse, un verre d’eau à ses côtés, la porte ouverte, tout est bon pour le rassurer. Vérifiez qu’il n’y a pas d’ombres menaçantes dans sa chambre, un réverbère en vis-à-vis… Montrez-lui qu’il n’y a rien sous le lit.
  • Une mauvaise nuit suit souvent une mauvaise veille : est-il gai, mange-t-il bien, a-t-il des copains, fait-il de bonnes siestes ? Discutez de tout ça avec sa nounou, sa maîtresse.
  • Ce qu’il faut lui dire. « La nuit, si tu as besoin, tu peux aller sur ce petit matelas dans notre chambre, mais ne nous réveille pas. »

Agnès Barboux avec Hélène Brunschwig, psychanalyste, auteur de Le Sommeil, éd. Bayard.

© Enfant Magazine

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