L’école d’ingénieurs publique CentraleSupélec porte ses frais de scolarité à 3 500 euros par an

Cette école, née de la fusion de Centrale Paris et de Supelec, n’est pas la seule parmi les écoles d’ingénieurs publiques à avoir augmenté ses frais de scolarité ces dernières années.

Le futur campus de CentraleSupélec sur le plateau de Saclay (Essonne).

Entre 930 euros et 1 300 euros de hausse par rapport à 2016 : les futurs élèves du cursus ingénieur de l’école CentraleSupélec – issue de la fusion des écoles Centrale Paris et Supélec – devront tout particulièrement mettre la main à la poche dès la rentrée 2017.

Un arrêté publié au Journal officiel, le 28 février, détaille cette hausse : actuellement de 2 200 euros par an pour les élèves du cursus Centrale Paris et de 2 570 euros pour ceux de Supélec en 2016-2017, les frais d’inscription vont se hisser à 3 500 euros par an pour tout le monde. Cette augmentation fait suite à une première qui avait eu lieu lors de la fusion des deux écoles en 2015.

« Baisse des crédits »

Interrogé par Le Monde, le directeur général des services, Vincent Jolys, justifie cette hausse par la volonté d’« harmoniser le coût des formations proposées par l’école ». Elle répond aussi « aux baisses de crédits, notamment de la taxe d’apprentissage » et va permettre, selon lui, « de maintenir pour [les] étudiants un encadrement et un environnement de très bons niveaux ». Il précise qu’à la rentrée 2017 les élèves boursiers « seront toujours dispensés des frais d’inscription et de nombreuses bourses d’études seront naturellement proposées au cours de la scolarité ».

Reste qu’avec ces nouveaux frais de scolarité CentraleSupélec devient « l’école d’ingénieurs publique la plus chère de France », selon le site EducPros.fr, qui rappelle que de nombreuses écoles ont aussi augmenté leurs frais de scolarité ces dernières années. Parmi elles, on trouve six écoles des mines (ParisTech, Alès, Albi, Nantes, Douai, Saint-Etienne), mais aussi l’ENSA ParisTech, l’Ensta ParisTech, Télécom ParisTech, Télécom Bretagne ou encore Télécom Sud Paris. En cause, selon elles, le désengagement de l’Etat ainsi que la chute des recettes de la taxe d’apprentissage dans certaines écoles, depuis la réforme de 2014.

Leur point commun, être rattachées à des ministères techniques (agriculture, industrie, défense, etc.) ayant validé ces augmentations. Ce qui n’est pas le cas des écoles d’ingénieurs dépendant du ministère de l’enseignement supérieur, qui conservent jusqu’à aujourd’hui leurs droits de scolarité de 610 euros annuels.

  • Séverin Graveleau
    Journaliste au Monde
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