Mon enfant pleure en allant chez la nounou

Depuis quelque temps, c’est tous les matins la même épreuve : au moment de partir chez la nourrice, votre tout-petit pleure, s’accroche à vous… Que faire ? Les conseils de Sylviane Giampino, psychanalyste, spécialiste de la petite enfance.Catherine, maman de Léo-Tim, 2 ans.Vous souhaitez témoigner, partager votre expérience et vos questions avec d’autres mamans ?

Depuis quelque temps, c’est tous les matins la même épreuve : au moment de partir chez la nourrice, votre tout-petit pleure, s’accroche à vous… Que faire ? Les conseils de Sylviane Giampino, psychanalyste, spécialiste de la petite enfance.

Le problème

Dès que vous arrivez près de la maison de son assistante maternelle, votre tout-petit se met à pleurer. Il rechigne à chaque fois que vous le déposez.

Qui ça perturbe ?

  • Votre enfant. S’il pleure, c’est bien une manière d’exprimer un problème, une contrariété ou un refus. Il n’accepte pas de vous quitter.
  • Vous. Ses pleurs vous fendent le cœur et vous vous sentez coupable de le laisser. Vous comprenez mal ce que ces colères signifient.

Il entre dans la phase du non

Entre 1 et 2 ans, votre enfant découvre qu’il peut s’exprimer et s’opposer à vous. Cette toute nouvelle puissance psycho-corporelle lui permet de se construire.

  • Ce qu’il faut faire. Il est important de reconnaître son désaccord. Prenez du recul et évitez de lui donner une image négative de son attitude. Mais sachez également faire preuve d’autorité : l’adulte responsable, c’est vous !
  • Ce qu’il faut lui dire. « J’ai compris, tu n’es pas d’accord, mais ce sont les papas et les mamans qui décident de qui s’occupe des enfants. »

Il n’accroche pas avec sa nourrice

Il y a peut-être quelque chose chez son assistante maternelle (l’environnement, la personnalité de sa nounou…), qui inquiète votre enfant. Cela ne remet pas en cause les compétences de celle-ci.

  • Ce qu’il faut faire. Essayez de comprendre ce qui ne va pas en parlant avec votre enfant. Discutez aussi calmement avec la nourrice. Elle peut éventuellement modifier ses pratiques. N’hésitez pas à en parler avec le psychologue de la PMI (Protection maternelle et infantile) qui accueille les parents dont les enfants sont gardés par une assistante maternelle.
  • Si le malaise persiste, vous pourrez envisager de changer de mode de garde, sans brusquerie.
  • Ce qu’il faut lui dire. « Je vois bien que quelque chose te tracasse. Est-ce que tu t’es disputé avec Marie, ta nourrice ? Est-ce tu aimes jouer avec elle ? »

Vous avez du mal à le confier

C’est sur vous que votre enfant prend appui pour accepter ou non d’aller chez la nourrice. Vous n’avez pas envie d’aller travailler ? Vous auriez préféré qu’il aille à la crèche ? Il sent votre malaise et ça l’inquiète.

  • Ce qu’il faut faire. Acceptez les écarts entre la réalité (pas de place en crèche) et votre mode de garde idéal. A vous de donner du sens à cette situation. Votre enfant se sentira alors sécurisé par votre cohérence.
  • Ce qu’il faut lui dire. « Je suis un peu fatiguée par mon travail », « Je suis d’accord pour que tu sois content chez ta nourrice. Je souhaite que tu t’amuses bien. »

Noémie Colomb avec Sylviane Giampino, psychanalyste, spécialiste de la petite enfance.

© Enfant Magazine

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