Rythmes scolaires : le devenir de la réforme soumis à l’incertitude du scrutin présidentiel

A six mois de la rentrée, peu de maires envisagent, à brève échéance, un bouleversement de l’organisation.

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Pupils of the "Ecole des Reformes" (School of Reforms) take part in an after school activity in the framework of the reform of school timetables on October 11, 2013 in Nantes, western France. AFP PHOTO / FRANK PERRY

« Appliquera ? N’appliquera pas ? » On se souvient du questionnement qui résonnait parmi les collectivités quand, en 2013, il était question soit d’appliquer la réforme des rythmes scolaires sans tarder, soit de la reporter d’un an. Trois années sont passées et, à l’heure où les candidats à la présidentielle ont fait du devenir de cette mesure – l’une des plus polémiques du quinquennat – un point fort de leur programme éducatif, le refrain a changé. « Détricotera ? Ne détricotera pas ? », s’interrogent les villes à six mois de la rentrée 2017. A cette date, suivant l’issue du scrutin, la semaine d’école des petits Français pourrait bien, de nouveau, être soumise à un changement de tempo. Le troisième en dix ans.

« On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé, mais on veut être prêt », fait valoir Lauriano Azinheirinha, adjoint éducation (UDI) à la mairie de Nice, où l’on a anticipé, pour septembre, trois organisations différentes en fonction des trois scénarios plausibles : le maintien du « décret Peillon », son retrait pur et simple ou la liberté de choix laissée aux édiles. « On avisera en fonction du président élu, mais on préférerait, et de loin, revenir à la semaine d’école de quatre jours », confie-t-il.

« Troisième voie »

Parmi les candidats à l’Elysée, seuls Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen promettent d’abroger cette réforme à laquelle Vincent Peillon a laissé son nom… et son poste au ministère de l’éducation. Tout aussi tranchée est la position de Benoît Hamon : lui s’est engagé à maintenir une mesure qu’il a finalisée (et en partie assouplie) lors de son bref passage rue de Grenelle, en 2014, et dont il défend toujours les « bénéfices pédagogiques ». Rien à voir avec les positions, convergentes même s’ils ne le disent pas comme ça, de François Fillon et d’Emmanuel Macron : tous deux entendent laisser les collectivités trancher.

Cette « troisième voie » peut-elle trouver un écho parmi des communes qui, selon la dernière enquête de l’Association des maires de France (AMF), étaient encore 70 %, au printemps, à faire face à des « difficultés persistantes » ? Côté édiles, où l’addition moyenne atteint 231 euros par enfant et par an, l’appréciation des effets de la réforme demeure pour le moins nuancée : plus de 6 sur 10 les jugent « peu ou pas satisfaisants » à l’école élémentaire, et même 7 sur 10 en maternelle. En dépit des aides de l’Etat – que M. Macron…

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Pupils of the "Ecole des Reformes" (School of Reforms) take part in an after school activity in the framework of the reform of school timetables on October 11, 2013 in Nantes, western France. AFP PHOTO / FRANK PERRY

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