Le taux de réussite au bac a battu un nouveau record en 2016

Stable dans les voies générale et technologique, il a progressé de deux points dans la voie professionnelle.

Des lycéens fêtent leur obtention du baccalauréat, au lycée Arago de Paris, le 5 juillet 2013.

Avec 715 200 candidats et 633 500 bacheliers, le taux de réussite à la session 2016 a atteint un niveau jamais atteint, 88,6 %, selon les chiffres définitifs rendus publics mardi 14 mars. La note de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance précise que ce taux de réussite a été de 91,5 % chez les lycéens de la voie générale (bac S, bac ES et bac L), 90,7 % pour ceux de la voie technologique et de 82,5 % pour la voie professionnelle.

Comparé à la session 2015, le taux de réussite progresse uniquement dans la voie professionnelle (+ 2 points), souligne l’étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance. La proportion de bacheliers d’une génération, qui fluctue autour de 78 % depuis trois ans, augmente cette année de 0,9 point (à 78,8 %) grâce à la progression du nombre de candidats dans la voie générale et, dans une moindre mesure, grâce à l’amélioration de la réussite dans la voie professionnelle.

Evolution de la réussite au bac depuis 1995.

Résultats par filières

  • Voie générale : Avec 11 100 candidats supplémentaires lors de la session 2016, la voie générale continue de progresser. Depuis 2011, cette hausse a atteint 36 100 candidats, dont 26 400 en série S, choisie par 52,8 % des bacheliers généraux, contre 50,6 % il y a quatre ans. L’augmentation de son poids s’est faite au détriment des deux autres séries générales, ES et L, qui n’ont progressé respectivement que de 7 000 et 2 700 candidats. La session 2016 est marquée par la grande stabilité du taux de réussite pour les séries de la voie générale, seule la série L gagnant 0,7 point par rapport à 2015.
  • Voie technologique : Le nombre de candidats au baccalauréat technologique augmente légèrement à la session 2016 : + 1 500, principalement dans la série STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable). Cette évolution contraste avec la période 2004-2015 pendant laquelle la voie technologique a perdu 50 000 candidats, surtout dans les séries qui correspondent aujourd’hui à STMG et STI2D. La série STMG reste la plus nombreuse, mais elle rassemble maintenant moins de la moitié des candidats de la voie technologique (47,9 % en 2016 contre 53,0 % en 2004). Cette série et les séries STI2D et ST2S représentent à elles trois plus de 86 % des candidats de la voie technologique en 2016. Le taux de réussite de la voie technologique est stable depuis 2014.

  • Voie professionnelle : Après une période marquée par de fortes variations entre 2011 et 2015, l’effectif de candidats au baccalauréat professionnel diminue faiblement à la session 2016, en raison de la baisse des candidats en apprentissage et en formation continue, qui ne représentent plus que 12,1 % du total, au lieu de 13,0 % en 2015. Le secteur des services est plus touché par la baisse d’effectifs que celui de la production. Avec 54 % des candidats de la voie professionnelle, il reste cependant majoritaire. À la session 2016, la voie professionnelle se distingue par une hausse de la réussite, passé de 80,5 % à 82,5 % en un an. Dans le même temps, la part de diplômés professionnels avec mention augmente de 2,6 points. La hausse concerne surtout le secteur des services.

  • L’étude rappelle que la quasi-totalité des candidats se présente au baccalauréat sous statut scolaire (94,6 %). 12,1 % de candidats de la voie professionnelle le prépare cependant en formation continue ou en apprentissage. Les candidats de l’enseignement à distance et les candidats individuels réussissent moins bien l’examen (51,4 % toutes voies confondues) quelle que soit la voie et loin derrière tous les autres candidats.

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