Débat présidentiel : les candidats veulent « valoriser » de l’enseignement professionnel

Sur l’éducation, les candidats à la présidentielle ont déroulé de grands principes, mais sans réelle confrontation.

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Image d'un écran diffusant le débat télévisé entre les cinq principaux candidats à la présidentielle 2017 sur le plateau de TF1 au studio 217 de la Plaine Saint-Denis, lundi 20 mars 2017

Retour aux « fondamentaux », « autorité », « sécurité », « mixité »… Il y a eu peu de débats, lundi 20 mars sur le plateau de TF1, lors des quelques minutes consacrées en début d’émission à l’éducation. Tout juste les candidats ont-ils eu le temps d’afficher leurs grands principes. Un thème a été particulièrement évoqué : la « revalorisation de l’enseignement professionnel », et notamment l’apprentissage. En la matière, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon ont esquissé deux visions opposées.

François Fillon en fait sa « deuxième priorité », après l’école primaire. Le candidat LR a annoncé vouloir placer la voie professionnelle « sous l’autorité des régions ». Ce qui est déjà partiellement le cas, puisque la loi sur l’école de 2013 a confié aux conseils régionaux la responsabilité d’arrêter la carte des formations professionnelles initiales.

Promouvoir l’apprentissage

L’autre remède avancé, c’est le développement de l’apprentissage. L’idée est commune aux candidats – à l’exception de Jean-Luc Mélenchon. François Fillon entend en faire « la filière centrale d’accès à l’emploi dans notre pays » et promeut, dans son programme, l’apprentissage « dès 15 ans ». Emmanuel Macron a évoqué une « simplification » des contrats d’apprentissage, tandis que Benoît Hamon plaide pour des « parcours mixtes » entre lycées professionnels et centres de formation d’apprentis.

A l’inverse, M. Mélenchon défend le développement de l’enseignement professionnel dans le cadre de l’éducation nationale, et a déploré la fermeture de « 170 lycées professionnels » depuis dix ans. L’ancien ministre délégué à l’enseignement professionnel du gouvernement de Lionel Jospin a proposé une allocation d’études « pour les jeunes qui feraient ce choix dès l’âge de 16 ans ».

« Valoriser » la voie professionnelle est un leitmotiv de campagne. Reste que, en dépit des politiques menées depuis trente ans, la filière demeure, pour beaucoup de jeunes, un choix d’orientation par défaut. Elle concentre les élèves en difficulté, souvent issus de milieux modestes. Certaines branches, notamment dans les services, en concurrence avec des diplômes plus élevés, insèrent mal, avec des taux de chômage, trois ans après le bac pro, allant de 25 % à 30 %.

L’apprentissage est-il une solution pour favoriser l’insertion professionnelle ? De façon récurrente, les programmes politiques…

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