Agents littéraires, les polyvalents de l’édition

Incontournable sur le marché anglo-saxon, le métier n’est pas très répandu en France

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Des polars nordiques aux sagas de fantasy lus par des adolescents dans le monde entier, les livres voyagent. Pour franchir les frontières, ils peuvent compter sur les traducteurs, bien sûr, mais aussi sur des experts en négociation de contrats. Emilie Boujon est l’un d’entre eux. Agent littéraire depuis deux ans, elle représente sept maisons de littérature de jeunesse à l’étranger, où elle les aide à vendre leurs droits. « Dans les petites structures, les équipes préfèrent se concentrer sur le travail éditorial et leurs relations avec les libraires. Elles délèguent cette mission à des agents. »

C’est pendant son master en édition, à Limoges, qu’elle a découvert ce métier, lors d’un forum professionnel. Une agente venue y faire une conférence lui a ensuite proposé de collaborer avec elle. Une opportunité en or pour cette amoureuse des livres qui voulait élargir son ­horizon. Aujourd’hui, Emilie Boujon travaille avec la Corée et le Japon, s’est rendue au Mexique à l’automne, et participe aux ­foires internationales. « J’ai beaucoup de responsabilités, ce qui est plus qu’appréciable en début de carrière. C’est magique de ­donner une deuxième vie aux livres », se félicite-t-elle.

Besoin de perséverance

Ce métier qui intrigue est donc plus varié qu’on ne l’imagine. Il se compose bien sûr de quelques agents d’auteurs, dont certains, comme François Samuelson, épaulent des stars tels Emmanuel Carrère ou Fred Vargas. Mais dans le milieu de l’édition française qui, par rapport au monde anglo-saxon, veut préserver des liens étroits avec les auteurs, la ­figure la plus commune de l’agent est celle de « l’intermédiaire dans le commerce des droits étrangers ». C’est ce qu’explique l’enquête de référence de l’Observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France (Motif), publiée en 2010. Pour la plupart, ces agents travaillent dans de petites structures, dont une vingtaine adhère depuis 2016 au Syndicat français des agents artistiques et littéraires (Sfaal).

Qu’ils soient mandatés par un éditeur pour défendre des collections ou par un écrivain à titre individuel, les agents doivent être polyvalents, et marier ouverture internationale avec une fine connaissance du secteur du livre et de ses acteurs.

Passée par l’audiovisuel puis par le service des droits étrangers d’une maison d’édition, Laure Pécher, de l’agence Astier-Pécher, accompagne des écrivains à toutes les étapes, de la lecture de manuscrits au suivi…

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