Palmarès des lycées 2017 : les établissements d’élite s’interrogent sur leur plus-value

Dans les lycées qui accueillent les meilleurs élèves, les familles cherchent la garantie d’une mention ou un « bon » climat de travail.

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Lycée Henri-IV, à Paris.

Henri-IV, Louis-Le-Grand, Lakanal… Des établissements que les familles considèrent comme « hors classement ». Des lycées pour lesquels la publication des indicateurs de valeur ajoutée (IVAL) passerait presque pour une formalité. « Cela reste utile, défend Martine Breyton, proviseure du lycée parisien Henri-IV, mais il ne faut pas s’en tenir aux données brutes. » C’est ce que martèle aussi le ministère de l’éducation nationale. Le but ? Endiguer la fièvre des palmarès et mettre en relief, dans le fonctionnement des établissements, ce qui ne relève pas de la sélection des bons élèves ou d’un recrutement socialement très privilégié. Cela revient à déterminer cette « valeur ajoutée » sur laquelle s’interrogent aussi, assurent-ils, les lycées plafonnant à 100 % de réussite au baccalauréat, ou presque.

« On a eu un échec l’an dernier, et une poignée d’élèves qui ont repassé les épreuves du second groupe, mais ils sont rarement plus nombreux », confie Mme Breyton. Au lycée du Parc, à Lyon, six élèves n’ont pas décroché le bac en 2016. « On peut quand même se féliciter de nos 175 lycéens reçus sur 181, fait valoir le proviseur, Pascal Charpentier. A ce niveau-là, un de plus ou un de moins, ça compte ! » Le lycée Thiers, à deux pas de la Canebière, à Marseille, a lui aussi compté six échecs lors de la précédente session. A Lakanal, autre lycée d’excellence en bordure du parc de Sceaux (Hauts-de-Seine), on estime à quatre ou cinq le nombre d’échecs potentiels dans la voie S, sur deux cents futurs bacheliers scientifiques.

Au-delà de réputations qui ne sont plus à faire, vers quoi se portent alors l’attention, l’intérêt des familles ? « Sans doute vers le taux de mentions, avance la proviseure d’Henri-IV. Il est devenu chez nous presque un critère. » Et pour cause : plus de 98 % des élèves d’Henri-IV en ont obtenu une en 2016, dont 73 % la mention « très bien ». « Nous préparons au baccalauréat mais surtout à se projeter au-delà », reconnaît Mme Breyton. Comme si, dès la fin de la 3e, parents et élèves avaient déjà pour horizon l’enseignement supérieur – en particulier l’accès à une classe préparatoire qui garantira quasiment, dans ce type d’établissements, l’ouverture des portes d’une grande école.

A cette recherche d’une orientation ambitieuse s’ajoute, comme partout ailleurs, la quête du « bon » accompagnement, du « bon » climat de travail….

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Lycée Henri-IV, à Paris.

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