« Un mauvais procès fait à nos membres »

Le secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques répond dans une tribune à une chronique publiée dans « Le Monde ». Philippe Askenazy y remettait en cause l’impartialité de l’avis de l’Académie concernant l’enseignement de l’économie au lycée.

édition abonné

«  Nos travaux sur l’enseignement des SES s’appuient sur les rapports d’expertise de six économistes internationaux et la délégation auditionnée le 15 mars à la demande de Mme Vallaud-Belkacem se composait de cinq économistes, accompagnés par Michel Pébereau, président de l’Académie pour l’année 2017 (Photo: la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite à La Rochelle en 2015).

La chronique de Philippe Askenazy, publiée le 22 mars dans Le Monde sous le titre « Une Académie des sciences morales et politiques orientée », a jeté le trouble sur le récent avis adopté à l’unanimité par cette Académie sur l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES) au lycée (http://www.asmp.fr/travaux/avis.htm).

Au motif que quatre des sept membres actuels de sa section économie politique, statistique et finances sont issus du patronat privé, l’auteur laisse entendre que les positions défendues sur ce dossier seraient au service d’intérêts catégoriels. Il suggère que cette influence pourrait s’étendre à d’autres activités de l’Académie, comme la distribution de ses prix.

Le résumé biaisé que donne M. Askenazy de notre position sur l’enseignement des SES ne reflète fidèlement ni « l’avis » de l’Académie à proprement parler ni les « propositions » élaborées par sa section économie. Il est inexact, comme il l’écrit, que notre « “avis” recommande de donner plus de place à une vision “optimiste” de l’entreprise et des banques, et moins au rôle régulateur de l’Etat et à certains sujets comme les inégalités ».

Le terme « optimiste » n’apparaît nulle part. Sans doute les « propositions » de nos confrères déplorent-elles un certain « pessimisme », mais celui-ci se rapporte à la vision de l’économie en général, et non – la nuance est de taille – à l’entreprise ou aux banques. Pour ce qui est des entreprises, nous nous bornons à demander que les élèves en acquièrent une meilleure compréhension. Quant aux banques, il n’en est pas fait mention. L’auteur a-t-il voulu instiller l’idée que nous serions soumis à la finance ?

Travail collégial

L’analyse qui est faite de la composition de notre section économie est partielle et réductrice, en ce qu’elle tend à enfermer nos confrères dans des catégories précises (« universitaires », « serviteurs de l’Etat », « patrons du privé »),…

L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous

«  Nos travaux sur l’enseignement des SES s’appuient sur les rapports d’expertise de six économistes internationaux et la délégation auditionnée le 15 mars à la demande de Mme Vallaud-Belkacem se composait de cinq économistes, accompagnés par Michel Pébereau, président de l’Académie pour l’année 2017 (Photo: la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite à La Rochelle en 2015).

« Un mauvais procès fait à nos membres »

Il vous reste 57% de l’article à lire

Achetez cet article 2 € Abonnez-vous à partir de 1 € Découvrez l’édition abonnés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *