Des « rassemblements citoyens » de lycéens et d’étudiants pour « lutter contre l’extrême droite »

Des syndicats étudiants et lycéen, mais aussi SOS-Racisme et Ni putes ni soumises veulent mobiliser lundi soir à Paris et dans plusieurs villes.

Des « rassemblements citoyens » pour faire barrage au Front national (FN) au second tour de l’élection présidentielle, le 7 mai, sont prévus lundi 24 avril à partir de 18 heures à Paris, mais aussi à Bordeaux, Toulouse, Grenoble, Nice ou encore à Châtellerault, dans la Vienne. A l’origine des appels, plusieurs organisations : SOS-Racisme, Ni putes ni soumises, des syndicats étudiants (FAGE, UNEF, UEJF) et le syndicat lycéen FIDL.

Dès dimanche soir, la FAGE, première organisation représentative des étudiants, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et SOS-Racisme ont publié un communiqué commun pour lancer un « front républicain ». Les trois organisations appellent à « faire barrage au FN » au second tour en votant pour Emmanuel Macron.

« Mener la bataille sur les campus pour rassembler »

« Nous sommes profondément “apartisans”, mais nous défendons les valeurs républicaines : l’humanisme, l’Europe, la fraternité… Le FN est en dehors du spectre républicain, d’où notre appel », a expliqué au Monde, lundi matin, Jimmy Losfeld, le président de la FAGE.

De son côté, l’UNEF, autre organisation étudiante, appelle au « sursaut citoyen » et a lancé une pétition contre le Front national – le « vote de la haine » – sur le site La Jeunesse contre le FN. Elle affirme vouloir « mener la bataille sur les campus universitaires pour rassembler les jeunes et lutter contre l’extrême droite » et réfléchir aux conditions de mobilisation le 1er Mai.

C’est un 1er Mai, il y a quinze ans, que des dizaines de milliers de jeunes avaient manifesté après la qualification historique de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002 (1,3 million de manifestants dans toute la France ce jour-là, 500 000 dans la capitale).

Des appels à bloquer les lycées

Les lycéens de la FIDL devaient, eux aussi, se mobiliser lundi dans la soirée pour montrer que « la jeunesse emmerde toujours le Front national ». « Ce parti est un danger pour l’avenir des jeunes. Suppression de l’école gratuite pour les enfants d’étrangers, banalisation de la parole raciste, position rétrograde sur le droit des femmes… ce parti ne doit pas arriver au pouvoir en France ! », peut-on lire dans son communiqué.

Les appels à bloquer les lycées, à Paris notamment, qui avaient résonné sur Twitter, n’ont pas été suivis d’effets lundi matin, a assuré le rectorat de Paris, tout en soulignant être « vigilant » pour mardi.

Il était question d’une assemblée générale lycéenne « interluttes » lundi en fin de journée dans le 5e arrondissement parisien. Des appels à bloquer les établissements dans la semaine, et notamment jeudi 27 avril, continuent d’être relayés sur les réseaux sociaux.

C’est d’ailleurs sur ce terrain que les jeunes rivalisent de mots d’ordre pour le second tour. Avec d’un côté ceux qui appellent à faire barrage au FN en votant pour M. Macron, de l’autre les partisans de l’abstention ou du vote blanc. Cette opposition peut se lire à travers les hashtags #LesJeunesEmmerdentLeFrontNational, #Le7MaiContreFN d’une part et #NiMarineNiMacron ou les #SansMoiLe7Mai d’autre part.

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  • Camille Stromboni
    Journaliste au Monde
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  •  Aurélie Collas
    Journaliste au Monde
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  • Mattea Battaglia
    Journaliste au Monde

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