Le monde de l’école s’alarme des projets d’Emmanuel Macron

Les syndicats d’enseignants et la FCPE mettent en garde le nouveau président contre tout retour en arrière.

édition abonné

Emmanuel Macron visite une école à Lille, pendant la campagne présiden-tielle, le 14 janvier.

La communauté éducative n’a pas attendu la passation des pouvoirs, prévue dimanche 14 mai, pour apostropher Emmanuel Macron sur sa vision de l’école. C’est même une pluie de messages, oscillant entre demandes d’éclaircissements et mises en garde, qui accompagne le nouveau président sur son chemin vers l’Elysée. « Les enjeux tels qu’ils ont été posés par Emmanuel Macron sont lourds, observe, dans un éditorial en date du 10 mai, le SNES-FSU, syndicat fer de lance de la fronde contre la réforme du collège. C’est dans un esprit de combativité que le SNES-FSU aborde ce quinquennat. » Le ton est donné.

De son côté, le SNUipp-FSU, qui a porté la contestation contre les nouveaux rythmes scolaires aux premières heures du quinquennat Hollande, a déjà couché sur le papier son « profond désaccord » avec certains axes du programme présidentiel. « Après le temps de la campagne électorale (…), il est maintenant nécessaire que le nouveau président précise son projet éducatif », prévient, pour sa part, le SGEN-CFDT, syndicat réputé réformiste.

Le temps presse : des changements sont promis dès la rentrée de septembre. C’est, au primaire, la création de classes de 12 élèves au CP dans les zones d’éducation prioritaire, ainsi qu’une « carte blanche » laissée aux villes pour poursuivre, ou non, la réforme des rythmes scolaires. C’est aussi, au collège, le rétablissement possible des sections bilangues, des classes européennes, du latin et du grec. D’aucuns y voient déjà des « promesses électoralistes » puisqu’elles touchent aux mesures les plus controversées des cinq dernières années.

« Pas de table rase ! »

Ces délais très courts interrogent, alors qu’une rentrée scolaire se prépare un an à l’avance. Diviser par deux une classe de 24 élèves nécessite non seulement des postes, mais aussi le double de salles. « Comment va-t-on mobiliser les collectivités territoriales pour mettre en place cet agencement…

L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous

Emmanuel Macron visite une école à Lille, pendant la campagne présiden-tielle, le 14 janvier.

Le monde de l’école s’alarme des projets d’Emmanuel Macron

Il vous reste 71% de l’article à lire

Achetez cet article 2 € Abonnez-vous à partir de 1 € Découvrez l’édition abonnés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *