La fin du « plus de maîtres que de classes »

Les résultats de l’évaluation du dispositif lancé par François Hollande ne seront connus qu’en fin d’année.

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Ecole Paul-Lapie, à Bordeaux, en 2016.

A peine quatre ans d’existence et bientôt enterré ? Dispositif au cœur de la politique éducative de François Hollande, le « plus de maîtres que de classes », qui consiste à affecter un enseignant supplémentaire en renfort dans les écoles, vit peut-être ses dernières heures. Le nouveau président de la République envisage d’utiliser ces postes pour mettre en place, dès la rentrée, des classes de CP à 12 élèves dans les zones d’éducation prioritaire. Sur le terrain, nombre d’enseignants déplorent ce virage.

« Pas de table rase ! » ; « Merci de pérenniser nos maîtres supplémentaires ; ils font avancer les choses » ; « Un vrai changement en marche ! Laissez-nous du temps pour vous prouver son efficacité »… Sur les réseaux sociaux, les messages à l’attention d’Emmanuel Macron se succèdent depuis son élection. Les syndicats l’avertissent de « l’erreur » que serait la suppression d’un dispositif « prometteur ». Même des chercheurs montent au créneau : « Une fois de plus, le politique mettra-t-il fin à une innovation avant même qu’on puisse comprendre ce qu’elle génère ? », s’inquiète le centre de ressources Alain-Savary.

Dispositif plébiscité

Réduire les classes de CP et CE1 à 12 élèves en éducation prioritaire est un engagement de campagne du président. « Cette mesure s’appliquera progressivement. En septembre, elle concernera l’intégralité des CP dans les REP + [réseaux d’éducation prioritaire renforcés] et une partie des REP, par redéploiement des 5 000 postes de ‘plus de maîtres que de classes’ », explique son entourage. Le principe des « classes à 12 » continuera ensuite à s’étendre dans l’ensemble des 12 000 classes concernées. 5 000 créations de postes y seront consacrées. Pour l’équipe d’En marche, le « plus de maîtres que de classes » n’a pas été « sérieusement évalué. Nous privilégions ce qui a fait ses preuves » : les classes à petits…

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Ecole Paul-Lapie, à Bordeaux, en 2016.

La fin du « plus de maîtres que de classes »

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