Hollande et l’éducation : la valse des ministres, des réformes et des polémiques

Rythmes scolaires, nouveau collège, programmes : l’ambition du quinquennat 2012-2017 était colossale mais la cohérence du projet est devenue illisible.

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Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, entourée de ses prédecesseurs, Benoît Hamon et Vincent Peillon, le 2 mai 2016, à Paris.

A-t-il pensé que ce serait une formalité ? Une heure avant de poser ses cartons rue de Grenelle, le 17 mai 2012, Vincent Peillon semble prendre pour acquise cette réforme des rythmes scolaires dont il n’a pas encore en tête toutes les modalités : l’ancien prof de philo qui, durant la campagne, a su séduire les représentants du monde enseignant par sa maîtrise des dossiers, annonce sur France Inter le retour à « cinq jours de classe pour tous les enfants à la rentrée 2013 ». Premier couac, et premier recadrage public du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui le 19 mai, prévoit, au préalable, une « concertation » suivie d’un « arbitrage ».

L’école, dont le candidat Hollande a promis de faire sa « priorité », s’annonce, dès les premières heures du quinquennat, comme un terrain saturé de réformes autant que de polémiques. Des rythmes scolaires au nouveau collège en passant par les programmes, les ZEP, la formation des enseignants, l’évaluation des élèves… la gauche entend toucher à tout et, à chaque fois (ou presque), ouvre un nouveau front.

Pour éteindre l’incendie déclenché par les rythmes, qui a gagné une large frange d’enseignants, de parents et de maires, le gouvernement va de concession en compromis, permet l’étalement de la réforme sur deux ans (2013-2014), débloque des financements, autorise des « assouplissements » dérogatoires des emplois du temps… Remercié après la nomination du gouvernement Valls (avril 2014), l’ex-ministre Peillon le reconnaîtra en 2016, à l’heure du bilan : cette réforme est « très loin » de celle dont il avait « rêvé ».

Match idéologique

On attend de son successeur, Benoît Hamon, qu’il apaise le terrain. C’était sans compter la polémique sur la « théorie du genre » qui bouscule l’école en 2014. La même année, des établissements, craignant de ne pas faire partie de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire, lancent leur mobilisation….

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Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, entourée de ses prédecesseurs, Benoît Hamon et Vincent Peillon, le 2 mai 2016, à Paris.

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