Ecole : des chantiers déjà polémiques pour Jean-Michel Blanquer

Classes bilangues au collège, douze élèves par CP et CE1 en ZEP… Le nouveau ministre de l’éducation nationale a à peine trois mois avant la rentrée pour mettre en route les inflexions annoncées par Emmanuel Macron.

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Classe "mixte" CE2, CM1, CM2

Sur le bureau de Jean-Michel Blanquer, les dossiers s’entassent déjà. Le 33ministre de l’éducation nationale de la VRépublique n’a pas de temps à perdre, car des arbitrages sont à prendre dans les trois mois.

En tout cas s’il veut tenir les promesses de campagne du nouveau chef de l’Etat et le cap qu’il a fixé pour la prochaine rentrée scolaire : réduire à 12 élèves les classes de CP et CE1 en ZEP ; rétablir les parcours bilangues au collège et redonner toute leur place aux langues anciennes ; permettre aux villes qui le souhaitent de revenir à la semaine de quatre jours d’école.

La question des classes bilangues

La question des langues est même devenue un enjeu diplomatique au premier jour de ce nouveau quinquennat : Emmanuel Macron s’est engagé, lors de son déplacement en Allemagne, lundi 15 mai, à « restaurer les classes bilangues ». « A partir de septembre prochain, les classes bilangues rouvriront en France », a-t-il tweeté.

Si la promesse s’inscrit dans le cadre de la coopération franco-allemande, elle vise aussi à donner des gages à tous ceux qui se sont alarmés de la remise en cause de ce dispositif dans le cadre de la réforme du collège annoncée au printemps 2015. Car c’est sur ce dispositif que repose, depuis quinze ans, l’attractivité de l’enseignement de l’allemand.

Sur les réseaux sociaux, dans les médias, l’annonce a fait grand bruit. Et, pourtant, la promesse est symbolique : les trois quarts des sections bilangues ont été maintenues à la rentrée 2016 au titre de la « continuité » primaire-collège.

Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem pourrait ne plus conditionner l’ouverture d’une bilangue à l’enseignement préalable, à l’école primaire, d’une langue autre que l’anglais. Un verrou qui saute, plus qu’un véritable retour en arrière. D’autant qu’aucun moyen supplémentaire ne viendrait conforter cette « restauration », déplorent déjà les enseignants.

La taille…

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