Droit, psycho, médecine : ces disciplines universitaires inconnues des bacheliers

Le droit, la médecine et la psychologie attirent les bacheliers au moment de leur inscription à l’université. Mais ils en ont une représentation faussée, faute de les avoir abordés dans leur cursus de lycée.

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CHU de Bordeaux, unité de soins intensifs néonatals, le 12 avril 2017. La médecine fait partie de ces disciplines dont les lycéens ont une représentation largement idéalisée.

A la rentrée, près de 40 000 nouveaux étudiants rejoindront une première année de droit ou d’études de santé, 15 000 démarreront une licence de psychologie. Chaque année, ces filières dites « en tension » attirent de nombreux bacheliers qui ignorent le plus souvent ce qui les attend vraiment, puisque ces disciplines ne sont pas ou peu enseignées au lycée. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas :

« Dans les années 1960, la psychologie était intégrée au programme de philosophie. Mais la formation s’est effilochée, pour être remplacée progressivement par une petite dose de psychanalyse, avant de disparaître totalement avec la réforme de 2003, regrette Agnès Florin, professeure émérite de psychologie à l’université de Nantes et ardente défenseure de l’enseignement de la psychologie au lycée. Alors que cet enseignement fait partie de la formation de base au Québec, en Suisse ou en Ecosse, l’école française ne reconnaît pas la psychologie comme une discipline à part entière. » Petite entrée du droit dans les programmes

Le droit, à l’inverse, a fait une (petite) entrée dans les programmes. Depuis la rentrée 2012, une initiation est proposée en terminale littéraire : les élèves peuvent opter pour un enseignement de spécialité « droit et grands enjeux du monde contemporain », conçu comme une découverte de la discipline. Mais en aucun cas, « il ne saurait s’agir d’offrir aux élèves l’anticipation d’une première année de droit à l’université », précisent les textes officiels.

Un entre-deux pas forcément judicieux, car aborder l’évolution de la famille à travers l’exemple très actuel du mariage pour tous peut donner une image faussée du droit, comme l’explique Céline Combette, maître de conférences en histoire du droit à Paris-II Panthéon-Assas : « Le risque est de survendre les études juridiques. »

Quant aux bacheliers technologiques STMG (sciences et technologies du management et de la gestion), habitués à…

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CHU de Bordeaux, unité de soins intensifs néonatals, le 12 avril 2017. La médecine fait partie de ces disciplines dont les lycéens ont une représentation largement idéalisée.

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