Admission postbac : conseils pour rebondir après un résultat décevant

Les premiers résultats d’Admission post-bac sont tombés jeudi 8 juin. Conseils aux lycéens qui n’ont pas obtenu la réponse espérée à leurs vœux d’études supérieures.

Capture d’écran de la page d’accueil d’APB 2017.

Vous n’avez pas reçu de proposition d’admission, ou pas celle que vous espériez, sur Admission Post-Bac (APB 2017), lors de la première phase, jeudi 8 juin ? Vous vous demandez pourquoi vous êtes en liste d’attente ? A-t-on vraiment des chances d’obtenir un vœu où on est en liste d’attente ? Quelles conséquences si on répond « Oui définitif » ou « Oui, mais… » à une proposition d’admission ? C’est lors des deuxième et troisième phases d’admissions que j’ai des chances d’obtenir un vœu mieux classé où je suis en liste d’attente ? Ai-je des chances d’obtenir une place lors de la procédure complémentaire qui débutera le 27 juin ? Que faire Voici les réponses à ces questions fréquemment posées, et les conseils, de Sylvie Boudrillet, conseillère d’orientation psychologue au CIO Médiacom, à Paris.

Pourquoi êtes-vous en liste d’attente ?

Vous pouvez être sur liste d’attente pour plusieurs raisons :

  • parce que vous avez candidaté à une formation sélective comme une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), un BTS ou un IUT, et vous n’y avez pas été admis d’emblée, à la différence d’autres candidats ;
  • parce que vous avez candidaté à une licence « sous tension » comme Staps, Paces ou droit (pastilles orange), qui a reçu plus de demandes qu’elle n’a de places. A savoir, cette année, 179 de ces licences en tension ont dû effectuer un tirage au sort parmi les candidats pourtant prioritaires, qui l’avaient placée en premier vœu et issus du même secteur géographique) ;
  • il arrive également d’être en liste d’attente dans une licence à pastille verte, dont le guide du candidat précise qu’« habituellement elle peut accueillir tous les candidats ». Cela signifie qu’elle a reçu plus de demandes que prévu et ne peut répondre positivement à tous. C’est le cas par exemple de la licence de lettres de Paris 13 (pastille verte), bien qu’il ne s’agisse ni d’une filière sélective, ni d’une filière dite « en tension » et aux capacités d’accueil limitées.

A-t-on des vraiment chances d’obtenir un vœu où on est en liste d’attente ?

Oui. Tous les étudiants sur liste d’attente sont classés, en fonction de l’intérêt qu’a suscité leur dossier s’il s’agit d’une filière sélective, ou selon plusieurs critères comme le secteur géographique ou la situation familiale s’il s’agit d’une formation non sélective (soit la plupart des licences à l’université), mais ils ne savent pas à quel rang. Ces candidats seront appelés par ordre de classement en fonction des éventuels désistements. Il est donc conseillé, s’il s’agit d’un vœu d’études supérieures qui vous tient à cœur pour la rentrée prochaine, de « persévérer », insiste Sylvie Boudrillet.

Quelles conséquences si on répond « Oui définitif » ou « Oui, mais… » à une proposition d’admission ?

Si vous êtes sur liste d’attente pour un ou plusieurs de vos vœux, mais que vous avez reçu une réponse positive à l’un de vos choix moins haut classé dans votre liste ordonnée de vœux, vous avez la possibilité de répondre « oui, mais » à cette proposition. Cela contraint l’établissement à vous garder une place quoiqu’il arrive, mais vous pourrez continuer à attendre les deuxième et troisième phases d’admission pour espérer recevoir une réponse positive à l’un de vos vœux en attente.

En revanche, si vous répondez « oui définitif » à une proposition d’admission, la procédure s’arrête, vous ne saurez pas si vous auriez pu obtenir une place dans un cursus où vous étiez en liste d’attente.

Nouveauté en 2017 : vous aurez la possibilité de participer à la procédure complémentaire qui commencera le 27 juin, en formulant de nouveaux vœux d’orientation, tout en gardant le bénéfice de la proposition à laquelle vous avez répondu « oui mais ».

C’est lors des deuxième et troisième phases d’admissions que j’ai des chances d’obtenir un vœu mieux classé où je suis en liste d’attente ?

Tout à fait. A savoir, si les choses « bougent peu » entre la première et la seconde phase d’admission, qui débute le 26 juin, « il y a des choses qui se débloquent lors de la phase 3 », qui début elle 14 juillet. Plus de candidats se désistent alors, parce qu’ils n’ont pas été reçus au baccalauréat, ou parce qu’ils ont obtenu une réponse positive pour une poursuite d’études hors APB. Ainsi des places pourraient se libérer après les résultats du concours commun des IEP le 22 juin ou de Sciences Po le 23 juin, ou à l’issue des réponses aux concours d’entrées des IFSI (instituts de formation en soins infirmiers).

Ai-je des chances d’obtenir une place lors de la procédure complémentaire ?

La phase d’admission complémentaire peut offrir une solution à ceux qui n’auraient pas obtenu satisfaction au terme des trois vagues d’admission APB. « Il n’y aura évidemment pas de places en Paces, ni en Staps, très peu en DUT », précise Sylvie Boudrillet, mais les lycéens pourront y trouver « quelques places en CPGE, notamment scientifiques, en BTS, et en licence, surtout en province ». Attention, ces places vacantes ne sont pas ouvertes aux candidatures en une seule fois par les établissements concernés, mais tout au long de l’été, et jusqu’au 25 septembre. Pensez donc à vous connecter très régulièrement à la plateforme APB, pour postuler et consulter les propositions qui vous seront faites et y répondre. Cette phase d’admission complémentaire s’adresse également aux candidats qui n’auraient pas participé à APB 2017, ou oublié de classer ou de valider leurs vœux. N’hésitez pas à consulter le guide du candidat APB pour connaître les détails de cette procédure.

Et si je suis un peu perdu sur ce que je veux faire ?

Cette phase de latence, en « liste d’attente », peut être l’occasion de réfléchir, de questionner vos choix d’orientation. « Il n’est jamais trop tard pour demander conseil », relève Sylvie Boudrillet. Prendre rendez-vous dans un CIO, discuter de vos envies et de vos possibilités peut s’avérer une bonne solution, pour ne pas « se retrouver dans une filière par défaut ». Une démarche qui mène parfois « à faire des choix complètement différents de ceux formulés initialement », et qui peut faire avancer votre réflexion. « Certains jeunes décident même de prendre une pause, de faire un service civique, de partir à l’étranger », ajoute la conseillère, « mais il faudra le mettre en avant correctement sur le CV l’année suivante », et repasser par APB ! Avec cependant une incertitude sur le fait que la nouveauté de cette année, favorable aux étudiants en réorientation ou qui ont fait une parenthèse, sera reconduite : les candidats à APB 2017 qui ne passent pas le bac 2017 sont traités de la même façon que ces futurs bacheliers, qui étaient auparavant prioritaires sur APB.

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