Réforme du baccalauréat : et si la France était prête ?

Le nouveau gouvernement s’est engagé à « remuscler » le baccalauréat, une promesse de réforme sur laquelle nombre de ministres de l’éducation ont buté.

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La Matinale du 12/06/2017
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La session 2017 du baccalauréat, dont les épreuves terminales débutent jeudi 15 juin, sera-t-elle la dernière du genre ? Un bac « ancienne manière », avec sa pluie de devoirs sur table, de notes, de coefficients et d’options, dont entendront parler, au passé, les bacheliers des années 2020 ? Le président de la République Emmanuel Macron a en tout cas promis de le « moderniser » ; son ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, à engager un débat « serein ». Ce serait une première sur le sujet.

Que la droite ou la gauche soient au pouvoir, la réforme du baccalauréat n’est pas une question dont un gouvernement s’empare, usuellement, en début de quinquennat. Alors locataire de la Rue de Grenelle, Najat Vallaud-Belkacem a attendu l’été 2016 pour plaider en faveur d’un « toilettage » du bac, en renvoyant cette réforme à la perspective d’un second mandat. Luc Chatel avait, lui, ouvert ce chantier à 55 jours de son départ du ministère de l’éducation, après avoir redimensionné le lycée mais pas touché à l’examen final.

Aucun ministre n’a dépassé le stade de la promesse ou du projet : depuis 1995 et la transformation des sections (A, B, C, etc.) en série (L, ES, S…), chaque session du bac voit rejaillir son cortège de doléances – sur son coût, son niveau, son sens… – sans remise en jeu véritable. En tout cas pas pour le bac général : les bacs technologiques et professionnels évoluent, mais l’examen des cadres et des enfants de cadres demeure quasi intouchable.

Objectif à moyen terme

A quoi s’attendre après l’entrée en fonctions de M. Macron ? « Au moins à un changement de tempo », estiment les observateurs de l’école. Durant la campagne, le candidat d’En Marche ! a promis une « large concertation incluant l’ensemble de la communauté éducative dès la première année du quinquennat ». Il s’est engagé, aussi, à lier la réforme du bac à celle, tout aussi explosive, de l’accès à l’enseignement supérieur,…

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