Législatives : Cédric Villani, Patrick Hetzel… Ils rejoignent l'Assemblée nationale

Du médaillé Fields Cédric Villani, élu dans l’Essonne, au professeur Jean-Luc Fugit (Rhône), en passant par Christophe di Pompeo, chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, la plupart des enseignants-chercheurs qui entrent au palais Bourbon le font sous l’étiquette La République en marche.

PAYANT - Assemblée nationale

La grande majorité des candidats issus de l’enseignement supérieur rejoignent l’Assemblée nationale sous l’étiquette LREM. // © Gilles ROLLE/REA

Du médaillé Fields Cédric Villani, élu dans l’Essonne, au professeur Jean-Luc Fugit (Rhône), en passant par Christophe di Pompeo, chercheur en mathématiques à l’université de Lille 2, la plupart des enseignants-chercheurs qui entrent au palais Bourbon le font sous l’étiquette La République en marche.

Ils partirent une centaine, ils arrivent quinze au palais Bourbon. Les professionnels de l’enseignement supérieur ont, pour environ 15 % d’entre eux, réussi leur concours d’entrée, ou leur retour, à l’Assemblée nationale. La plupart d’entre eux étaient des candidats de La République en marche (LREM). C’est le cas de Cédric Villani, médaillé Fields en 2010 et directeur de l’Institut Henri-Poincaré. Il est élu dans la cinquième circonscription de l’Essonne, avec 69,36 % des suffrages exprimés.

Sous la même bannière, en région parisienne, Jean-Noël Barrot, enseignant à HEC, est élu dans la 5e circonscription des Yvelines. Non loin de là, Isabelle Muller-Quoy, maître de conférences en droit public à l’université d’Amiens, conquiert son premier mandat dans le Val-d’Oise.

Même cas de figure dans la 11e circonscription du Rhône, avec Jean-Luc Fugit, professeur de chimie et vice-président de l’université Jean-Monnet-Saint-Étienne. Il se paye même le luxe de faire tomber un poids lourd des Républicains, l’ancien magistrat Georges Fenech.

Daniel Labaronne, 61 ans, maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux, devient député de la 2e circonscription d’Indre-et-Loire, quant à Graziella Melchior, enseignante à l’IUT de Brest, elle est élue dans la 5e circonscription du Finistère.

DépartementCirconscriptionCandidatParti politiqueVoix obtenuesDéputé sortant
La Réunion4e circonscriptionDavid LorionLes Républicains54,39 %Non
141re circonscriptionFabrice Le VigoureuxLa République en marche64,93 %Non
295e circonscriptionGraziella MelchiorLa République en marche53,89 %Non
306e circonscriptionPhilippe BertaLa République en marche60,35 %Non
347e circonscriptionChristophe EuzetLa République en marche52,83 %Non
372e circonscriptionDaniel LabaronneLa République en marche56,86 %Non
573e circonscriptionRichard LiogerLa République en marche51,21 %Non
593e circonscriptionChristophe Di PompeoLa République en marche51,30 %Non
646e circonscriptionVincent BruModem62,51 %Non
677e circonscriptionPatrick HetzelLes Républicains62,61 %Oui
692e circonscriptionHubert Julien-LaferrièreLa République en marche53,00 %Non
6911e circonscriptionJean-Luc FugitLa République en marche54,71 %Non
782e circonscriptionJean-Noël BarrotLa République en marche58,30%Non
915e circonscriptionCédric VillaniLa République en marche69,36%Non
951re circonscriptionIsabelle Muller-QuoyLa République en marche54,23 %Non

Patrick Hetzel largement réélu

Dans le Gard, Philippe Berta (LREM) bénéficie également de cette vague. Professeur à l’université de Nîmes dont il fut l’un des bâtisseurs, il est élu dans la 6e circonscription où il s’était déjà présenté, sans succès, sous l’étiquette MoDem. À l’instar de nombreux nouveaux élus, ce spécialiste des biotechnologies âgé de 57 ans a affirmé durant sa campagne qu’il serait l’homme d’un seul mandat : « En ayant fait de la politique un métier, on voit des élus déconnectés du quotidien », plaide-t-il.

Dans cette même région Occitanie, deux autres personnalités de l’enseignement supérieur sont élues, toujours sous l’étiquette LREM. C’est le cas de Christophe Euzet, maître de conférences en droit public à l’université de Perpignan-Via-Domitia, élu dans la 7e circonscription de l’Hérault. À noter également la victoire de l’ancienne présidente de l’université Montpellier 2, Danièle Hérin, qui est élue dans l’Aude. Cette ancienne professeure en informatique ne participait pas là à sa première élection puisqu’elle détient déjà un mandat d’adjointe à la Ville de Carcassonne où elle est chargée du numérique et de l’enseignement supérieur.

Dans le Nord, Christophe di Pompeo (LREM), chercheur en mathématiques appliquées à la santé à l’université Lille 2, élu par le passé au conseil régional sous étiquette PS, conquiert, lui, son premier siège de député face à un candidat du Front national.

À droite, Patrick Hetzel (LR), professeur d’université en sciences de gestion et ancien Dgesip, est largement réélu avec 62,61 % des voix dans la 7e circonscription du Bas-Rhin Il portait le programme de l’enseignement supérieur et de la recherche du candidat François Fillon à l’élection présidentielle et est, par ailleurs, le seul député sortant à être réélu, parmi les quinze représentants du sup à rejoindre l’Assemblée nationale.

Najat Vallaud-Belkacem battue dans le Rhône
Plusieurs figures de l’enseignement supérieur ont échoué aux portes de l’Assemblée nationale. C’est le cas de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem (PS), qui a recueilli 39,68 % des voix contre Bruno Bonnell (LREM).

Même sort pour l’ancien Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas (PS), battu dans la 1re circonscription du Finistère où il était réélu depuis deux mandats. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé à « Ouest France » qu’il allait « regagner les amphithéâtres de la faculté de droit de l’université de Bretagne Occidentale » dès la rentrée 2017.

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