Donner une vraie place à la créativité à l’école

Face à l’automatisation annoncée de nombreux métiers, universités et grandes écoles accordent une place croissante à la créativité, la coopération, l’apprentissage par l’expérience. Ce n’est pas toujours le cas à l’école primaire, au collège et au lycée.

Des enfants lors de l’événement Holiday for Everyone à la Tour Eiffel à Paris, en France, le mercredi 19 août 2015.

Pour la première fois de l’histoire, les métiers reposant sur la maîtrise de gestes physiques répétitifs ne sont plus les seuls à être menacés par l’automatisation. Les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle affectent aujourd’hui des fonctions accessibles à bac + 3 et au-delà, niveaux auxquels, jusqu’ici, l’on se savait à l’abri de la robotisation.

Du droit à la médecine, de l’architecture à l’expertise comptable, du journalisme à l’enseignement, des technologies se substituent à l’homme dans la réalisation de tâches liées aux capacités de mémorisation, à l’analyse de grands volumes de données ou à la mise en œuvre de certaines procédures intellectuelles (trier, comparer, évaluer…).

En réponse à cette mutation, universités et grandes écoles accordent une place croissante aux compétences dont on peut faire l’hypothèse qu’elles resteront le propre de l’homme, au premier rang desquelles la créativité. A rebours de l’enseignement scolaire, qui délègue – et relègue – à l’école maternelle la transmission de ces compétences pourtant jugées stratégiques par les employeurs.

Disciplines optionnelles

La créativité donc, mais aussi la coopération, l’empathie, l’apprentissage par l’expérience, l’importance du questionnement… Dès l’école élémentaire, et plus encore au collège, les enseignements et dispositifs pédagogiques qui ne visent pas la stricte transmission de connaissances se raréfient, jusqu’à disparaître au lycée, où les disciplines qui font explicitement appel à la créativité (musique et arts plastiques) ne sont qu’optionnelles.

Cette aberration, qui n’est pas spécifiquement française, a été dénoncée avec un humour ravageur par le chercheur anglais Ken Robinson, dont la conférence Ted « Do schools kill creativity ? » (« l’école tue-t-elle la créativité ? ») a été visionnée plus de 45 millions de fois en dix ans. Il sera présent lors du festival du Monde et débattra avec deux artistes, habitués à chercher des espaces…

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Des enfants lors de l’événement Holiday for Everyone à la Tour Eiffel à Paris, en France, le mercredi 19 août 2015.

Donner une vraie place à la créativité à l’école

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