Conseils pour partir étudier au Royaume-Uni

Que l’on vise une université à Londres, ou ailleurs en Angleterre, en Grande-Bretagne ou en Irlande du Nord, conseils pour partir après le bac ou plus tard, pour se financer et se loger.

Le Royaume-Uni accueille onze mille étudiants français.

Le Royaume-Uni est le deuxième pays qui accueille le plus d’étudiants français, derrière la Belgique et juste avant le Canada : ils sont plus de 11 000 à s’y être installés pour leurs études supérieures. A quelques heures de train ou d’avion, et malgré le Brexit qui se profile, partir étudier dans une université à Londres, ailleurs en Angleterre, en Grande-Bretagne ou en Irlande du nord reste un projet tentant.

Et ce, d’autant plus que le gouvernement britannique a fait savoir en avril que les frais d’inscription ainsi que les bourses seraient maintenus tels qu’actuellement pour tout étudiant européen qui s’inscrirait d’ici à septembre 2018 dans une université au Royaume-Uni, et ce, pour toute la durée de son cycle d’études.

Lire aussi, sur « Courrier Expat » : « Avec le Brexit, les étudiants internationaux hésitent à s’inscrire au Royaume-Uni ».

Quelles sont les démarches à effectuer, qu’il s’agisse d’une inscription individuelle post-bac ou postérieure, ou d’un échange universitaire, par Erasmus ou directement par son établissement ? Quel budget prévoir – notamment en termes de logement, tout particulièrement coûteux à Londres – et quelles sont les bourses et aides financières existantes ? « Le Monde Campus » a recueilli les conseils de Laura Owen, chargée des études supérieures au British Council, et vous propose des liens pertinents vers ses articles et ceux de Courrier Expat, afin de préparer son départ.

Partir directement après le bac

Le Royaume-Uni dispose d’un système assez similaire à admission post-bac (APB) : Universities and Colleges Admissions Service (UCAS). La plate-forme n’est destinée qu’à ceux qui souhaitent postuler à des undergraduate, c’est-à-dire à des diplômes de niveau licence. « On peut y faire jusqu’à cinq choix, soit dans des universités différentes, soit choisir plusieurs diplômes différents au sein de la même université », explique Laura Owen. Petite particularité propre aux prestigieuses universités Oxford et Cambridge, les candidats ne pourront pas postuler au sein de ces deux établissements, il leur faudra faire un choix.

Lire notre reportage auprès de Julian Blum, étudiant français entré à Oxford après le bac, et le témoignage de Thomas Gonda, admis à Imperial College, à Londres, dans un cursus de Design Engineering, à l’issue d’un bac technologique STI2D et deux années de classe prépa, ainsi que, sur « Courrier Expat » : « Le classement des dix villes britanniques où il fait bon vivre et travailler ».

  • Le dossier de candidature

Pas de besoin de faire traduire ses bulletins, « normalement les universités britanniques ont l’habitude de recevoir des étudiants étrangers, et elles connaissent les relevés de notes à la française ». Il faudra, en revanche, pouvoir prouver son niveau d’anglais, en sachant que le niveau minimum attendu et les diplômes acceptés sont spécifiques à chaque université. « Il n’est pas toujours nécessaire de passer l’IETLS, qui est d’ailleurs assez cher. Si le candidat a passé un test comme le Cambridge certificate, cela peut suffire », rappelle Laura Owen.

Cinq applications pour améliorer son anglais

Il sera aussi nécessaire de rédiger un personal statement, une lettre de motivation, qui sera forcément « commune à tous les vœux, il ne faut donc pas être trop précis. C’est un juste équilibre à trouver. Je conseille vivement aux étudiants de s’y prendre le plus tôt possible, c’est une partie essentielle du dossier », souligne-t-elle.

Les jurys d’admission vont aussi regarder les activités extrascolaires, comme l’engagement associatif et la pratique sportive. Alors si vous faites partie du ciné-club de votre lycée ou que vous passez vos samedis en compétition de ping-pong, n’hésitez pas à le mettre en avant. Certaines universités demandent également des lettres de recommandation, qu’il « faut penser à demander assez tôt aux professeurs concernés », recommande Laura Owen.

  • Choisir la bonne université

« Je déconseille vivement aux étudiants de choisir leur université en suivant les classements. Ils sont souvent faits en fonction de ce que propose l’université pour les masters, et au niveau licence l’expérience d’une université à une autre n’est pas fondamentalement différente. » Comment naviguer entre les différentes universités alors ? « Il faut regarder les différentes associations étudiantes, s’il y a la possibilité de loger sur le campus en première année et l’accompagnement fourni aux étudiants. »

Ne pas négliger non plus le cadre de vie : dans certaines universités écossaises installées à la campagne, comme la prestigieuse St. Andrews, la vie étudiante se déroule uniquement sur le campus.

Lire aussi, sur « Courrier Expat » : « Les dix facs britanniques qui garantissent de trouver un job ».

Faire son master au Royaume-Uni

Les candidatures en master ne passent pas par UCAS, elles sont à effectuer directement auprès de l’université concernée. Pour les masters recherche, les universités britanniques demandent souvent aux étudiants de fournir, avec leur dossier de candidature, des projets de recherche, qui doivent être en accord avec les cours dispensés dans l’université et les thèmes de recherche des professeurs qui y enseignent.

Les « doubles diplômes »

Plusieurs universités françaises, notamment la Sorbonne et Panthéon-Assas, proposent également des « doubles diplômes » en droit qui permettent d’effectuer pendant quatre ans une scolarité en France et en Angleterre et d’être diplômé, à la fin du master 1, à la fois d’une université française et d’une université britannique. Cette solution permet souvent d’étudier à moindre coût dans une université anglophone, c’est le cas par exemple du master 1 Common Law de l’université d’Assas.

Les deux premières années se déroulent à Paris, les deux dernières à Dublin, et les étudiants français ne doivent s’acquitter principalement que des frais d’inscription de l’université française. Attention, cette règle ne s’applique pas à tous les diplômes : les étudiants du double master droit Assas et King’s College de Londres doivent régler en première et deuxième année de licence des frais d’inscription de l’université anglaise, soit plus de 9 000 livres par an (environ 10 300 euros).

Lire aussi, sur « Courrier Expat » : « Au Royaume-Uni, l’apprentissage mieux côté que les cursus classiques ».

Les échanges Erasmus

Il est possible de passer une année dans une université britannique dans le cadre d’un échange Erasmus, une solution peu onéreuse, puisque les étudiants payent uniquement les frais de scolarité de leur université d’origine. Il est possible de partir en échange en licence 3 ou en master, dans une université partenaire de l’établissement d’origine. Le dossier de candidature est standard pour les départs en Erasmus : relevés de notes, lettre de motivation, test de langue (l’IETLS pour les universités britanniques) et, parfois, lettre de recommandation. Même si l’échange Erasmus ne dure qu’un an et ne permet pas d’être diplômé d’une université anglaise, cela reste une expérience très riche.

A consulter : « Le témoignage d’une étudiante partie en Erasmus à l’université de Durham, en Angleterre, pour sa L3 d’histoire ».

Budget, bourses et aides

Pour ceux qui choisissent de s’inscrire directement dans une université britannique, il faudra d’abord prendre en compte les frais de scolarité (tuition fees), qui se montent en moyenne à 9 000 livres (environ 10 300 euros) par an. Auxquels il faudra ajouter le coût de la vie sur place : le logement, les transports, les loisirs… En moyenne, il faut compter autour de 20 000 livres (environ 22 700 euros) pour une année d’études complète au Royaume-Uni.

Il existe de nombreuses bourses auxquels vous pouvez être éligibles, octroyées en fonction de la situation sociale de l’étudiant et de son excellence académique. Certaines sont attribuées au niveau national, d’autres sont propres aux universités. « Il faut vraiment prendre le temps de regarder le site des universités que l’on vise, il existe beaucoup de bourses différentes », souligne Laura Owen, du British Council. Il est aussi « beaucoup plus facile et courant » d’avoir un job étudiant qu’en France. « Il y a des offres pour travailler sur le campus, à la bibliothèque par exemple, mais on peut aussi travailler dans des cafés ou des magasins en ville », explique la conseillère.

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Lire aussi, sur « Courrier Expat » : « Au Royaume-Uni, des appartements luxueux pour les étudiants ».

Par ailleurs, les étudiants d’ores et déjà boursiers peuvent percevoir une bourse sur critères sociaux du Crous dont ils dépendent en France, à condition qu’ils étudient dans un établissement répertorié par l’organisme. Comme pour des études supérieures en France, il est nécessaire d’effectuer une demande de dossier social étudiant (DSE) en ligne et de fournir les pièces justificatives demandées.

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