A la finance ou à l’ingénierie informatique, Pierre-André et Julien ont préféré l’éducation nationale

L’Education nationale voit arriver des cadres trentenaires qui décident de se reconvertir dans l’enseignement après avoir fait leurs classes dans le privé.

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« Un concours, surnommé « le troisième concours », est ouvert aux salariés qui ont au moins cinq ans d’expérience dans le privé. Un peu allégé, il comporte deux épreuves au lieu des quatre habituelles. »

Au moment où de plus en plus de professeurs quittent le navire de l’éducation nationale pour se lancer dans une nouvelle carrière dans le privé, d’autres font l’inverse. Pour de multiples raisons – quête de sens, volonté d’un meilleur équilibre de vie, envie de transmettre –, ils sortent des entreprises pour rejoindre le professorat.

Pierre-André Berthier est l’un d’eux. Après des études de finances à Dauphine, il déchante en entrant dans la vie active. « Deux choses m’ont gêné : la déconnexion entre l’activité réelle et l’industrie financière et la nécessité de se positionner comme si la vie en entreprise était une partie d’échecs. » Il s’intéresse alors au financement du développement, puis part travailler pendant quatre ans à Madagascar pour une association spécialisée dans la réinsertion. Il y trouve son compte.

Au moins cinq ans dans le privé

De retour en France, la question du sens se pose à nouveau. Puis il a des enfants avec qui il souhaite passer plus de temps. « J’ai alors réfléchi à ce que je voulais faire de ma vie. La décision de devenir professeur s’est imposée. En fait, cela faisait longtemps que je la mûrissais ». Il choisit l’économie/gestion, une matière enseignée en lycée professionnel, pour laquelle il se sent légitime. « J’aimais également l’idée d’accompagner des jeunes en phase d’orientation », explique-t-il. A 35 ans, il décide de rejoindre l’éducation nationale.

Un concours, surnommé « le troisième concours », est ouvert aux salariés qui ont au moins cinq ans d’expérience dans le privé. Un peu allégé, il comporte deux épreuves au lieu des quatre habituelles. Cette voie permet de récupérer une partie de son ancienneté, et donc de gagner quelques échelons.

En 2016, 2 500 candidats s’étaient inscrits au Capes de cette façon, 284 ont été admis. Pierre-André passe le concours et le réussit. Il est aujourd’hui affecté en tant que professeur stagiaire à mi-temps et bénéficie d’un…

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« Un concours, surnommé « le troisième concours », est ouvert aux salariés qui ont au moins cinq ans d’expérience dans le privé. Un peu allégé, il comporte deux épreuves au lieu des quatre habituelles. »

A la finance ou à l’ingénierie informatique, Pierre-André et Julien ont préféré l’éducation nationale

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