Trésors cachés. Sciences po expose le photographe Sebastião Salgado

Le photographe brésilien Sebastião Salgado a offert deux œuvres à la bibliothèque de Sciences po. L’artiste a immortalisé ces moments dans la forêt amazonienne, en 1986 et en 2016. Un don pour sensibiliser les étudiants à deux engagements lui tenant à cœur : la lutte contre la pauvreté et la défense de l’environnement.

Les photographies de Sebastião Salgado constituent le premier don artistique reçu par Sciences po.

Les photographies de Sebastião Salgado constituent le premier don artistique reçu par Sciences po. // © Manuel Braun pour Sciences Po

Le photographe brésilien Sebastião Salgado a offert deux œuvres à la bibliothèque de Sciences po. L’artiste a immortalisé ces moments dans la forêt amazonienne, en 1986 et en 2016. Un don pour sensibiliser les étudiants à deux engagements lui tenant à cœur : la lutte contre la pauvreté et la défense de l’environnement.

Depuis le 29 mai 2017, les élèves et les personnels de Sciences po, mais également les visiteurs de passage, peuvent admirer deux photographies de l’artiste brésilien Sebastião Salgado, exposées entre la bibliothèque et le petit hall de l’établissement parisien.

D’une dimension de 1,80 m par 2,70 m chacune, ces œuvres sont à la fois les premières que le photographe offre à une institution universitaire, et le premier don artistique que reçoit l’institut d’études politiques parisien. 

Espoir et destruction

Sur le premier cliché, pris en 1986 dans les mines de la Serra Pelada (État du Pará, Brésil), 50.000 mineurs s’enfoncent dans la boue dans l’espoir de trouver de l’or. Un travail intense et minutieux relatant la condition quasi inhumaine des « garimpeiros » (chercheurs d’or).

La seconde photographie interpelle sur la déforestation de l’Amazonie. Le processus de mondialisation a conduit l’Homme à puiser dans les ressources naturelles, mettant en danger l’équilibre du territoire, rappelle Sebastião Salgado.

Avec ce don, le photographe tient avant tout à sensibiliser les étudiants aux valeurs d’humanité, de souci écologique et de dialogue interculturel. Des valeurs que souhaite mettre en avant l’institut parisien, dont quelques étudiants sont d’ailleurs investis dans des projets collectifs de rénovation d’œuvres d’art.

D’autres trésors cachés rue Saint-Guillaume

Avec ce don, Sciences po étoffe sa collection. En effet, la bibliothèque abrite déjà une série de photographies d’Armin Linke, artiste italien installé à Berlin. D’autres pièces uniques constituent de véritables trésors : des thèses et des mémoires. Certains manuscrits datant des années 1880, dont certains sont l’œuvre de grands noms de la politique.

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